C’est l’été, il fait beau et, comme tout le monde, j’ai préféré jouer dehors récemment plutôt que de traîner devant l’écran. J’espère que vous me pardonnerez cette période d’inactivité et que vous avez profité des beaux jours autant que moi! Enfin, je suppose qu’il a fait beau quelque part… #mauvaistempsauquébec #jaihâteàlétéprochain #unétéàoublier Mais non, ce n’était pas si terrible que ça… L’avantage du temps pluvieux et nuageux dont nous avons bénéficié cet été dans la Belle Province, c’est que j’ai eu du temps pour lire – enfin! J’ai beaucoup lu, et je vous ferai part de mes découvertes au fil des jours. Évidemment, je me suis gâtée avec une orgie de Marion Zimmer Bradley (Les Ancêtres d’Avalon, par Diana L. Paxson d’après les notes de M.Z.Bradley, La Glenravenne, et de brèves relectures dans la série La Romance de Ténébreuse), mais j’ai aussi trouvé de petits bijoux bien québécois, dont ceci…

Un petit village, une communauté fermée et qui désire le rester. Des habitants fiers de img1c1000-9782924207468leur patelin qui savent laver leur linge sale en famille. Voilà l’ambiance dans laquelle on se retrouve en ouvrant Celui qui reste, de Jonathan Brassard. J’ai trouvé à ce livre une saveur qui rappelle un peu Malphas, de Patrick Senécal, mais en moins dark et en moins humoristique.

Ce roman explore le côté sombre de l’humain qui a peur de l’inconnu, de «l’étranger». S’agit-il d’une analogie avec la peur que provoquent ceux qui osent ouvrir leurs ailes pour s’envoler, les libres-penseurs? On y aborde également les relations père-fils – saines ou pas – sous différents angles intéressants.

Petit irritant personnel, le récit comporte peu de personnages féminins et aucun parmi les protagonistes. De plus, entre les lignes, on y retrouve le stigmate du « p’tit village » traité avec condescendance par la « grande ville ». Évidemment, il s’agit d’une opinion très personnelle, peut-être simplement en ai-je trop lu dans ce registre…

Ceci dit, au-delà de l’aspect philosophique, on retrouve une très belle plume, une écriture fluide et agréable et de superbes figures de style. L’intrigue se déroule sans temps mort et on a constamment envie de tourner la page pour voir ce qui arrive…

Avec Celui qui reste, Jonathan Brassard a gagné le prix Jacques-Brossard 2016. En somme, une soirée bien agréable passée entre ces pages!

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