C’est l’été, il fait beau et, comme tout le monde, j’ai préféré jouer dehors récemment plutôt que de traîner devant l’écran. J’espère que vous me pardonnerez cette période d’inactivité et que vous avez profité des beaux jours autant que moi! Enfin, je suppose qu’il a fait beau quelque part… #mauvaistempsauquébec #jaihâteàlétéprochain #unétéàoublier Mais non, ce n’était pas si terrible que ça… L’avantage du temps pluvieux et nuageux dont nous avons bénéficié cet été dans la Belle Province, c’est que j’ai eu du temps pour lire — enfin! J’ai beaucoup lu, et je vous ferai part de mes découvertes au fil des jours. Évidemment, je me suis gâtée avec une orgie de Marion Zimmer Bradley (Les Ancêtres d’Avalon, par Diana L. Paxson d’après les notes de M.Z.Bradley, La Glenravenne, et de brèves relectures dans la série La Romance de Ténébreuse), mais j’ai aussi trouvé de petits bijoux bien québécois, dont ceci…

Résumé de l’éditeur :img1c1000-9782924207468

« L’étrange décès en 1991 d’Alix Thériault et de Raymond Savard, deux habitants du village de Saint-Sieur-des-Quatre-Cascades crée l’émoi dans la région, puis bascule dans l’oubli, jusqu’à ce que Jonathan, 20 ans plus tard, après une discussion avec un ancien habitant de son Rimouski natal, soit pris par l’urgente nécessité d’en apprendre plus sur les causes de l’événement.
Jonathan entreprend ses recherches et comprend rapidement qu’une grande injustice fut commise et que « Celui qui reste », caché depuis des années dans les bois, en souffre encore. Il entreprendra donc de fouiller le passé sombre de la petite municipalité et d’en faire le sujet de son deuxième roman : Le récit fantastique de l’épidémie ayant provoqué la transformation de certains hommes et certaines femmes de Saint-Sieur en oiseaux.

Pour ce deuxième ouvrage, Jonathan joue d’une habile mise en abîme pour explorer les possibilités et les limites du récit à travers l’écriture. L’auteur se met littéralement en scène et se commet en tant qu’écrivain au service de l’histoire à raconter. »

Ce que j’en dis :

Un petit village, une communauté fermée et qui désire le rester. Des habitants fiers de leur patelin qui savent laver leur linge sale en famille. Voilà l’ambiance dans laquelle on se retrouve en ouvrant Celui qui reste, de Jonathan Brassard. J’ai trouvé à ce livre une saveur qui rappelle un peu Malphas, de Patrick Senécal, mais en moins dark et en moins humoristique.

Ce roman explore le côté sombre de l’humain qui a peur de l’inconnu, de « l’étranger ». S’agit-il d’une analogie avec la peur que provoquent ceux qui osent ouvrir leurs ailes pour s’envoler, les libres-penseurs? On y aborde également les relations père-fils — saines ou pas — sous différents angles intéressants.

Petit irritant personnel, le récit comporte peu de personnages féminins, et aucun parmi les protagonistes; dans cette histoire, les femmes sont des meubles. De plus, entre les lignes, on retrouve le stigmate du « p’tit village » traité avec condescendance par la « grande ville », un thème qui me plaît moins; j’en ai trop lu dans ce style. Évidemment, il s’agit d’une opinion personnelle.

Ceci dit, au-delà de l’aspect philosophique, on retrouve une très belle plume, une écriture fluide et agréable et de superbes figures de style. L’intrigue se déroule sans temps mort et on a constamment envie de tourner la page pour voir ce qui arrive.

Avec Celui qui reste, Jonathan Brassard a gagné le prix Jacques-Brossard 2016. En somme, une soirée bien agréable passée entre ces pages.

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